Nous sommes dans une école conservatrice de jeunes filles
aux Etats-Unis en 1953. Arrive Katherine, nouvelle professeur
d'histoire de l'art. Elle veut pousser les jeunes filles qu'elle
enseigne à penser par elles-mêmes, elles qu'on prépare à
devenir des jeunes mères de famille soumises à leur mari...

Des clichés à la pelle dans ce film qui se veut être "le cercle
des poètes disparus" à la sauce féminine. Certes le casting
tient la route, mais cela ne suffit pas. Julia Roberts n'arrive
(décidément) pas à convaincre dans son rôle de prof, malgré
ses louables efforts. Elle se limite à un rôle de revues. Quant
aux élèves, elles aussi font beaucoup d'efforts, mais peu de
crédibilité, ce qui nuit à l'ensemble. Reste un message sur la
liberté de penser que n'aurait pas renié un certain Florent
Pagny, qui peut nous laisser entrevoir à quel public s'adresse
ce film en priorité. Mike Newell reste donc un réalisateur qui
attend tout de ses acteurs (on se souvient de son "Donnie
Brasco" qui devait énormément à Al Pacino et Johnny Depp et
"Quatre mariages et un enterrement" qui devait aussi beaucoup
à Hugh Grant et Andie McDowell). Comme ici ses acteurs ne
sont pas à l'aise, il ne reste qu'à se repasser le vrai "Cercle des
poètes disparus".
Quel gâchis !
Ciné Phil (mélodrame ; 15/02/2004)