Une famille part en vacances en été, perd le grand pére, mischka, en route. il
se retrouve à l'hospice ou il sera pris en charge par gégéne, bon samaritain un
peu frappé, travaillant à l'hospice. s'en suit un périple sur les routes de france
entre bourgogne et gironde. Leur chemin croisera la douce jane ,ado
fougueuse parti à la recherche de son pére emmenant avec elle son petit frére
et la charmante bohémienne artiste .

Jean francois stevenin, peu prolifique, 3 films en 20 ans, charge ses films de
toute la densité émotionnelle propre à la rareté de ses oeuvres. Ses
personnages, un peu destroy, croquent la vie avec fougue et liberté. Sous nos
yeux, au fil des péripéties, une famille bigarrée se constitue du plus jeune au
plus vieux.Mais point de hiérarchie. la liberté s'exprime à tout moment dans la
douceur ou l'abandon, les crises . Ainsi, cette famille se perd, prend des
chemins de traverse, pour se retrouver on ne sait comment, comme attirée
chacun les uns par les autres. Les plus vieux jouent comme des gamins, font
les 400 coups. leur retour en enfance ne se produit pas par le souvenir mais
bien par l'acte ,le désir de vivre et les rencontres. ils étreignent la vie comme
aiment à le faire mischka et gégéne, dans un élan de générosité vers l'autre et
soi même sans entrave.
Le souffle impulsé par stevenin est communicatif ,jusque dans les merveilleux
paysages traversés car il partage avec nous cet amour. ses petits villages, ses
routes ,et que dire de la plongée dans la vallée à partir de la vigne, ses champs
jaunis par l'été sont autant de douceur pour nos yeux.
Sa mise en scéne dans le ton de son film , torturée, les plans coupés, repris,
trébuchant dans un rythme aussi bancal que nos humains. La photo,
Stevenin est amateur, ses couleurs, prouvent une attention particulière .
Les acteurs ,quels acteurs ? plutôt sa famille ,ses amis jouent avec une
justesse jamais prise en défaut, ils deviennent rapidement nos familiers.

Il est de ces films qui donne envie de sortir, de partir à la rencontre, de nous
entrainer dehors , tout simplement de réinventer nos quotidiens. Celui ci en
fait partie, sa jubilation trés communicative. Un trésor.

patrick