I l est toujours difficile d'écrire sur un film réalisé par le prolifique
réalisateur portugais. Probablement la peur de n'être pas à la hauteur de son
propos .
Son film adapte le roman "la princesse de Clèves" de Mme de Lafayette. Le film se
déroule dans notre monde bien que les dialogues soient d'époques.
Mme de Clèves, interprétée par Chiara Mastroianni, doit choisir son mari entre deux
hommes . Elle choisira la sécurité , un homme conforme à ses principes dictés par
son éducation bourgeoise, malgré l'absence de sentiments pour lui. Sa mère, sa
conseillère, son guide, est là pour lui dicter une conduite que l'on devine atavique.
Un univers òu le jugement du groupe social dans lequel on évolue est déterminant.
Mais l'on échappe pas à ses sentiments. Mme de Cleves tombera amoureuse d'un
chanteur de pop, et le propos du film nous guide dans l'antinomie de Mme de
Cleves entre son amour et l'infranchissable rigorisme morale.
Toujours mue par la sincérité, elle avouera à son mari ses sentiments pour le
chanteur. Elle a pour son mari des sentiments tendres, une affection sincère et
dévouée, elle ne pense aucunement le quitter. Cet aveu signera pourtant la mort de
son cher époux, succombant au chagrin .

Ce film nous emmène sur les traces des passions d' Oliveira. La beauté de l'art, les
oeuvres plastiques sont longuement montrées, la musique choisie avec relief, son
gôut pour les mots patent, sans parler des visages caressés avec amour ...Les
préoccupations des personnages ne sont plus de notre époque mais se fondent
bien dans la modernité. Tout est facile, nous entraine dans le beau. Les acteurs
rendent hommage au film, le servent magnifiquement.


patrick



LA LETTRE de manoel de oliveira