Jim Hawkins, un garçon de quinze ans, vit paisiblement
avec sa mère dans une ville portuaire. Un jour, il tombe
sur un homme gravement blessé, mais il ne peut le
sauver d'une mort certaine. L'homme, du nom de Billy
Bones, lui remet une boule précieuse qui contient une
carte. Celle-ci mène à un fabuleux trésor de pirates, le
légendaire "butin des mille mondes". Le docteur
Doppler organise rapidement une expédition à bord du
RLS Legacy, un magnifique galion de l'espace. Jim
entreprend ce fantastique voyage comme mousse. Grâce
aux conseils bienveillants de son ami John Silver, le
charismatique cyborg cuisinier du navire, le jeune
garçon devient un talentueux navigateur. Il affronte,
avec les autres membres de l'équipage, les supernovas,
les trous noirs et les terribles tempêtes du cosmos. Mais
il découvre bientôt que son vieil ami Silver est en fait un
pirate qui complote une mutinerie... Ce dessin animé des
Studios Disney est une adaptation modernisée (et
numérisée) de "L'Île au trésor", le roman d'aventure de
Robert Louis Stevenson, datant de 1883. Ce n'est pas la
1ère adaptation cinématographique (on peut citer la
version de Victor Fleming datant de 1934, celle de
Byron Haskin qui date de 1950, ou encore celle de John
Hough avec Orson Welles datant de 1972).
Heureusement ici nous avons une tentative pour rester
fidèle à l'histoire d'origine, même s'il a fallu faire les
concessions d'usage pour rendre le film regardable par
des enfants. Et cette quête au trésor devient un voyage
initiatique où l'on prend un réel plaisir. On y voit une
femme capitaine de navire, un scientifique qui nous
rappelle Phileas Fogg (le héros du roman de Jules Verne
"Le tour du monde en 80 jours"), et des mousses avec
des "gueules" tout droits sorties de Star Wars. Justement
apparaît à la fin du film un robot qui ressemble à Six-P-
O (le fameux androïde de forme humaine de "La guerre
des étoiles"). Beaucoup de clins d'oeils donc. Bien sûr,
le spectateur exigeant trouvera tout cela un peu lisse et
sans beaucoup de surprises. Mais tout de même on se
rend compte que les Studios Disney veulent innover. On
ne peut que les encourager.
kader(17/12/2)