En 2035, les robots sont devenus des "bons à tout faire". Spooner est
un flic qui a vécu un drame dans son passé qui l'a traumatisé. Et il ne
porte pas les robots dans son coeur. Un jour, il est appelé pour un
suicide. En effet, un éminent professeur, concepteur de robots, s'est
défenestré. Petit à petit, Spooner pense que le professeur ne s'est pas
suicidé, surtout qu'un robot est retrouvé sur le lieu d'où s'est jeté le
professeur...

Ce thriller d'anticipation inspiré d'un livre d'Isaac Asimov ne manque
pas d'ambition. Et Alex Proyas a déjà fait ses preuves avec des films
d'atmosphère, comme "the crow" (film célèbre parce que c'était le
dernier film du fils de Bruce Lee, Brandon, mort durant le tournage) et
"Dark city". Certes ses films ne sont pas inintéressants, mais il y
manque toujours un brin d'émotion, qui permettrait d'oublier les
performances techniques indéniables du réalisateur. Avec "I, robot", on
a le même problème : techniquement (et pyrotechniquement) parlant, le
résultat est à la hauteur, mais émotionnellement on a du mal à s'attacher
aux personnages. Will Smith joue dans le même registre habituel et
Bruce Greenwood, vu dans "Below" de David Twohy et "Ararat"
d'Atom Egoyan, est un méchant caricatural (même si on apprendra qu'il
n'est pas à la tête de la conspiration). Même Bridget Moynahan, vue
dans "la recrue" de Roger Donaldson, ne fait pas décoller son
personnage. Alors il reste les effets spéciaux et quelques scènes
d'action bien faites. Et pour ce qui est de la réflexion philosophique,
elle reste au ras des pâquerettes. Dommage !
Ciné Phil (Fantastique ; 04/08/2004)