Début du film : Joel se lève et se prépare pour partir au boulot,
quand tout d'un coup, il décide sur un coup de tête de partir et se
balader. Il se promène sur une plage déserte quand il croise une
inconnue qui finit par l'aborder : Clementine. Ils sympathisent et
Clementine se prépare à dormir chez Joel, quand... le film fait un
flash back. On comprend alors qu'au moment où le film débute, il
s'est passé plein de choses entre Joel et Clementine : ils s'étaient
déjà rencontrés, s'étaient plus, ont habité ensemble, et petit à petit
s'entendaient de moins en moins, jusqu'à presque se détester.
C'est alors que Clementine est allé voir un médecin qui se charge
d'opérations particulières : il efface de la mémoire les souvenirs
que nous ne voulons plus garder dans notre mémoire. Et
justement, Clementine demande au médecin d'effacer Joel de sa
mémoire...

C'est une histoire d'amour. Mais pour la sortir de la banalité, nous
avons Charlie Kaufman comme scénariste ("Adaptation", "Dans la
peau de John Malkovich") et Michel Gondry à la réalisation
(surtout connu comme réalisateur de clips). Et force est de
reconnaître que le film séduit par son ton très original. Le scénario
est comme un puzzle à recomposer. Alors on se retrouve dans un
voyage dans le temps grâce à la mémoire de Joel qui nous
apparaît, et petit à petit se joue une course contre la montre pour
que Joel puisse conserver un tout petit souvenir de celle qu'il aime.
Les acteurs sont réellement convaincants. Coup de chapeau à
Mark Ruffalo (vu dans "in the cut" de Jane Campion), crédible, et
aussi Kirsten Dunst qui prouve ici qu'elle sait jouer autre chose que
la petite amie de "Spiderman". Mais bien sûr le film doit beaucoup
aux deux acteurs principaux qui jouent formidablement : Jim
Carrey et Kate Winslet. S'il faut voir le film, c'est aussi pour leur
performance. Ils arrivent à faire passer dans leur rapport l'émotion
nécessaire dont avait vraiment besoin le film, car les effets de
forme auraient fini par lasser. Là, non. On est tenu en haleine
jusqu'à la fin. Et s'il faut trouver une morale au film, on pourrait
dire tout simplement : la vie, c'est surtout quelques instants de
bonheur, qu'il faut savourer à fond.
Ciné Phil (auteur ; 06/10/2004)