Hanté par le souvenir du meurtre de ses parents par un voyou,
Bruce Wayne n'a jamais trouvé la paix. Devenu adulte, il décide
de faire un voyage initiatique. Il fera la rencontre d'un leader
d'une société secrète qui veut le pousser à affronter ses démons.
Après son voyage, il revient à Gotham City, ville où le crime et
la corruption pululent. Il décide alors de devenir une espèce de
justicier, et de mettre fin au crime organisé. Il décide de se faire
passer pour un mystérieux homme chauve-souris...
Quelle délicate tâche, en période de retour en force des super-
héros, de s'atteler à un préquel de "Batman"! Surtout que
beaucoup de critiques idolâtrent les deux "Batman" de Tim
Burton, et détestent les deux de Schumacher. Pour ma part, je
n'aime pas le 1er "Batman", à cause principalement des acteurs :
aucun d'eux ne joue juste, ni Michael Keaton, ni Kim Basinger,
ni Nicholson, qui cabotine plus qu'il ne joue. En revanche, avec
le 2nd, Burton s'est bien rattrapé. Il donne les meilleurs rôles à
Michelle Pfeiffer et Danny de Vito, qui jouent avec conviction.
Inutile de parler des "Batman" suivants, qui ne valent pas grand
chose. D'après quelques critiques, "Batman forever" est un film
qui défend la cause homosexuelle (pourquoi pas ?). Je n'ai
retenu que la sensualité de Nicole Kidman et les piètres
performances de Val Kilmer et Tommy Lee Jones. Quel gâchis !
Quant à "Batman & Robin", j'ai retenu des prouesses formelles
et l'interprétation de Uma Thurman. Les autres se contentent du
minimum syndical. Même le pauvre Schwarzenegger ne
convainc pas. Et ne parlons pas de George Clooney ! Revenons
à "Batman begins". L'un des points forts du film vient de
l'option choisie : humaniser au maximum le personnage. Donc
Batman n'est pas un super-héros, mais un homme comme tout le
monde. Il a juste eu la chance d'hériter de la fortune de ses
parents. Mais il a les mêmes problèmes et difficultés que chacun
de nous. Et ses pouvoirs ne sont pas des super-pouvoirs, Bruce
Wayne a juste su utiliser des techniques high-tech qui viennent
de l'armée. Alors cet homme apparaît donc comme vulnérable.
Et je crois que ce choix a été judicieux. Si le film est une
réussite, c'est aussi grâce à la sobriété de la mise en scène, qui
évite tout effet facile. Et l'ambiance de la ville sous la coupe de
la mafia locale est bien rendue. Côté casting, Christian Bale s'en
sort, ainsi que Michael Caine et Morgan Freeman, de même que
Gary Oldman, mais en revanche Liam Neeson n'arrive pas à
rendre son rôle crédible. Dommage pour lui, car cela gâche le
plaisir, en particulier dans les dernières scènes, où Batman
s'oppose à lui. Mais on peut tout de même considérer que le but
a été atteint. Clou du film : une poursuite de voiture en pleine
ville avec un véhicule de l'armée.
Ciné Phil (14/07/2005 ; aventure/action)