Les parents de Frank Abagnale Jr., qui a 16 ans, ont de graves
problèmes financiers. Ils sont obligés de diminuer leur niveau de
vie. Mais voilà que la mère de Frank veut divorcer. Il décide
alors de trouver un moyen de gagner rapidement de l'argent afin
de reconstruire sa vie de famille...

Qu'est-ce qui fait que l'on prend autant de plaisir devant ce film
? Spielberg a réussi à allier divertissement pur et réflexions sur
l'adolescence, les rêves brisés, les lois injustes... Comment est-on
parfois obligé de trouver des moyens illégaux quand il faut s'en
sortir coûte que coûte ? En effet, tout commence parce que
Frank Abganale (Leonardo Di Caprio, crédible) a faim et qu'il
veut trouver un toit. Ensuite ayant trouvé de quoi vivre et un
toit, il décide d'accumuler des biens matériels, pour montrer à
son père (Christopher Walken, pathétique) qu'il a réussi. Déçu
par les résultats de sa quête, il décidera finalement de "se
caser"... Mais un agent du FBI entêté (Tom Hanks, sobre),
ressentant petit à petit de la sympathie pour l'escroc qu'il
poursuit, va mettre un frein aux rêves irréalistes de notre héros.
Et pourtant le film finit bien. Il est probable que de nombreuses
scènes de ce film deviendront des morceaux d'anthologie : Frank
arrivant à l'aéroport de Miami entouré de 8 superbes hôtesses de
l'air en formation (qui n'a jamais rêvé de se retrouver dans une
telle situation ?) ; La scène de la 1ère rencontre entre l'escroc et
son poursuivant dans la chambre d'hôtel (Frank se fait passer
pour un agent secret, l'agent du FBI se fait avoir) ; les scènes où
Frank se prend pour James Bond (magique, quand on est fan !) ;
la scène où Frank rencontre une mannequin qu'il ne pourra
toucher que s'il paye le prix... Inutile de les énumérer toutes.
C'est donc l'histoire d'un ado qui trouve un malin plaisir à duper
le monde adulte, tout en croyant qu'il pourra de nouveau réunir
son père et sa mère (Nathalie Baye, très à l'aise) et retrouver la
vie de famille qu'il a perdue. Mais la réalité reprendra ses droits.
Kader (17/2/3)